Candy shoes

juin 10, 2009 à 17 h 24 min , par Maurizio Rofrano

Karim Rashid pour Melissa

Karim Rashid pour Melissa

jellywestwood

Lady Dragon, Vivienne Westwood pour Melissa
Imperium, Givenchy

Imperium, Givenchy

Longtemps les chaussures en plastique, PVC ou caoutchouc étaient plutôt laides. Nous avons tous dans nos souvenirs les sandales de plage déclinées en différentes couleurs basiques. Cependant, depuis quelques années, les choses ont beaucoup évolué. Le nombre de griffes qui proposent ce type de souliers pour ce printemps/été a augmenté par rapport aux saisons passées faisant présager, comme le soutiennent certains détecteurs de tendances, une augmentation prochaine de leurs apparitions. Les avancées technologiques ont permis de créer des modèles de plus en plus élégants et variés. On est loin de Charles Goodyear, inventeur du caoutchouc vulcanisé au milieu du XIXe siècle qui, par manque de moyens, habillait toute sa famille de cette horrible matière noire et mal odorante sur laquelle il travaillait.
Une des marques phare dans le domaine est certainement Melissa, entreprise brésilienne qui, depuis 1971, s’est spécialisée dans la production de chaussures en plastique. Nombreuses sont les collaborations artistiques non seulement avec les maisons de couture mais aussi avec des architectes et designers. C’est le cas notamment de Karim Rashid designer égyptien basé à New York.

La langue anglaise parle de « jelly shoes » en faisant référence à la matière (le « Merflex » inventé par Melissa) souple et lisse. On en trouve de toutes les formes et couleurs. A l’aspect sucré, elles font penser aux bonbons gélatineux, fraises Tagada et autre friandises du même genre. C’est étonnant à quel point, de par leur aspects et leur odeurs, elles nous donnent envie de les manger. Chaussures de Barbie, elles plongent dans une enfance artificielle dans laquelle, malgré les apparences, toute innocence aurait disparu. Il en existe pour tous les goûts. Bon marché, elles sont accessibles à tous. On est en droit de se poser la question si les cœurs que distribue la « Dragon Lady » de Vivienne Westwood, impreignée de romantisme punk, ne sont pas un peu empoisonnés, pendant que la technologie a permis de lui mettre des talons. Karim Rashid nous transpose dans un futur proche aux formes nouvelles et sinueuses. Avec Riccardo Tisci, c’est le contraire. En se rapprochant de ses origines italiennes, il fait resurgir du passé des sandales romaines pour se rêver impératrice.
Enfin, contrairement à ce que l’on pourrait penser, les chaussures Melissa sont très respectueuses de l’environnement. Le fait d’êtres fabriquées dans une seule matière leur permet un recyclage facile. En amont également, lors de la production, la marque est particulièrement attentive aux contraintes environnementales. C’est la frivolité à l’ère écologique.

1 Commentaire

par Corto Maltese

le juin 25, 2009 à 15 h 05 min

La guimauve de la bouche aux pieds. Enfance sucrée, couleurs douceurs. Mode friandise.

1 Réponse à “ Candy shoes ”

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