AF Vandevorst, PE 2010
octobre 5, 2009 à 0 h 30 min , par Maurizio Rofrano



Pour la prochaine saison le transparent est partout mais il est surtout chez AF Vandevorst. Le couple belge a imaginé une collection particulièrement aérienne dans laquelle des tissus ultra légers se superposent pour créer des silhouettes en mouvement. L’atmosphère est très savane et aventure. Un ventilateur qui imite les turbulences souffle les cheveux et fait battre les vêtements comme des draps au vent. Les trenchs, tuniques, robes légères et combis sont tous retenus par de larges ceintures en cuir auxquelles sont accrochées de longues breloques telles des martinets qui font directement écho aux poney shoes de la saison dernière (AH 09/10). Depuis le début, la sensualité et l’érotisme représentent une constante dans le travail d’An Vandevorst et Filip Arickx. Après une décennie de recherches, cette collection présente comme un air d’aboutissement. Comme quelque chose qui a toujours été là, force de vie, une pulsion enfin éclose.
Pour les Vandevorst, le transparent est avant tout incarné par le nylon. An est d’ailleurs une grande collectionneuse de bas vintage, source originelle d’inspiration pour la collection en ce qui concerne la couleur et dont les teintes chair typiques, allant du gris sable au brun roux, ont pour effet de produire un charme suranné. Le nylon avait déjà été à l’honneur lors de la collection PE 09. Des bas blancs avaient été superposés à des collants noirs. A présent, ils envahissent toute la collection en allant jusqu’à déborder sur les chaussures pour les faire disparaître entièrement. Vu de face, les mannequins semblent marcher sur la pointe des pieds; effet boudoir garanti. Aussitôt enfilés, les bas se transforment ici ou là en cuissardes ultra transparentes et servent à pincer jupes et pantalons glissés à l’intérieur afin de les empêcher de s’envoler. Le mou et le dur se côtoient dans un jeu d’échanges. Qui des deux sera le plus résistant? Des plastrons en carton forment un simulacre de carapace autour du buste. Des corsets ouverts accrochés aux épaules, incapables du moindre soutien, perdent leur fonction et se transforment en accessoires. Les coupes sont larges; le tissu abondant enveloppe le corps et devient par moment une cage translucide. La femme Vandevorst mute alors en guerrière de lumière. Le transparent ne donne pas uniquement à voir, il brouille surtout les hiérarchies. L’en-dessous devient visible au-dessus. Fenêtre sur le corps et les choses.



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par Agate M-L
le octobre 7, 2009 à 15 h 04 min
… et bien voilà je viens de le lire et je regrette de ne pas avoir été là pour admirer les modèles !
par Olivier Bassil
le octobre 7, 2009 à 23 h 00 min
Bravo! Very good work!
–Olivier
par Magali
le octobre 8, 2009 à 11 h 59 min
Je me lance…
Ce qui me plaît, dans cette collection, c’est encore le paradoxe je pense. Le dedans/dehors, intime/public, transparent/couvrant.
C’est l’idée d’une intimité portée aux regards des autres, aux inconnus.
La première et la troisième image me touchent particulièrement.
J’aime beaucoup la sensation des jambes gainées, soulignées, dans la troisième.
Je sens que ces vêtements forment comme un écrin pour le corps féminin…
L’asymétrie me séduit aussi. Elle contribue à créer une sensation de déséquilibre.
Ces jeunes femmes ont l’air de funambules légères qui vont d’une féminité à l’autre avec grâce et élégance.
Voilà, j’aime.
par Let's talk about
le octobre 10, 2009 à 20 h 41 min
Je visite ton site :-O
Maintenant je te crois/parole et je confirme.. Tu es vraiment une exception!!!
par Amylee
le octobre 13, 2009 à 1 h 58 min
Un voile poudré passe sur la collection AFW. C’est bien un peu de légèreté face à ces temps lourds qui nous poussent vers le bas…
par marion uo la tete dans les etoiles
le octobre 13, 2009 à 20 h 48 min
collection toute en legereté , tout en finesse et ransparence , la feminité est sublimé , j’adore
par odalisque
le novembre 7, 2009 à 11 h 30 min
Une lecture à délecter en bas sur un récamier…