Chapeaux
Mardi, août 25th, 2009
Noel Stewart, AH 09/10
Ann Demeulemeester, AH 09/10
Stephen Jones pour Dior, AH 09/10
On reconnaît quatre fonctions principales aux chapeaux: se protéger des intempéries, l’hygiène, compléter une toilette par une touche décorative ainsi que l’affirmation de son statut social. Avec la démocratisation de nos sociétés occidentales, à l’exception de quelques fonctions publiques (police, armée, …) et métiers en particulier, cette dernière fonction est devenue pratiquement obsolète sauf à présumer qu’une chose telle qu’une aristocratie du goût existerait. Le chapeau a longtemps été présent dans nos moeurs vestimentaires pour pratiquement disparaître au cours de la seconde moitié du XXe siècle. Cette évolution est en partie due à un développement sans précédent de l’hygiène publique mais aussi des soins capillaires. Les cheveux en devenant parure ont en quelque sorte détrôné les chapeaux. Mouvement comparable à celui du XVIIIe siècle où c’étaient les perruques qui étaient alors à la mode. L’exception dans le domaine reste peut-être l’Angleterre où il est encore de bon ton de se parer avec des chapeaux. L’exposition que le Victoira & Albert Museum avait dédiée au modiste Stephen Jones fut en ce sens un plaisir pour tous les amateurs car pour l’occasion les visiteurs féminins chapotés rivalisaient en invention et excentricité avec les modèles exposés dans les vitrines. De manière plus générale, il demeure un événement, les courses hippiques, avec peut-être les mariages et autres cérémonies officielles où les chapeaux restent encore de mise. La tradition veut que lors de certaines occasions majeures comme le prix de Diane ou de l’Arc du Triomphe, on permette l’accès gratuit aux femmes couvertes.
Prix de Diane 09, photo Juliette Bates
Encore désuet il n’y a pas si longtemps, les chapeaux semblent revenir en grâce. Pour la saison automne/hiver qui s’ouvre, un grand nombre de créateurs en font la suggestion. Les propositions sont diverses aussi bien pour les formes que pour les matières. On retrouve beaucoup de plumes mais certains créateurs n’hésitent pas à recourir à l’humour en recouvrant la tête de leurs mannequins d’oreilles de lapin, gants, semelles ou autre. La Maison Michel propose même une création avec un lapin vivant. Une grande liberté créative règne dans le domaine. Du bonnet de laine à la petite touche minimale tout semble être possible. Si certains reprennent des modèles classiques, d’autres font preuve d’une plus grande inventivité. D’une puissance décorative forte, presque illimitée, les chapeaux possèdent presque une dimension littéraire. C’est une manière de se raconter mais aussi de dire une robe autrement. Il était temps de remettre cet accessoire au goût du jour.
Stephen Jones, AH 09/10

Catégorie Femme / Tags: Tags: Ann Demeulemeester, chapeau, Dior, Juliette Bates, Maison Michel, mode, Noel Stewart, Prix de Diane, Stephen Jones, /
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Vivienne, copyright Wolford
Leticia, copyright Wolford
Entrer dans une boutique Agent Provocateur est un grand spectacle; non seulement pour la lingerie, mais surtout pour l’allure des vendeuses. Souriantes, elles vous accueillent dans leur rose de travail. Imaginez une blouse d’infirmière en plus hyper sexy, du genre à redonner vie aux moribonds. Un ample décolté en V, une ouverture béante, par laquelle un regard impertinent peut facilement percevoir la dentelle du soutien-gorge. Les trop rares boutons parsemés qui la ferment ne peuvent pas empêcher la jarretière de surgir à chaque occasion. Il est vrai que le monde manque de bonheur et montrer ses sous-vêtements en génère. Bientôt, on pourra éditer un guide spécialement dédié à ces vendeuses au charme particulier car il ne faut pas croire qu’elles soient partout pareilles. A Paris, elles sont très policées, on les croirait presque timides si l’une d’entre elles ne m’avait avoué qu’elles font retoucher leur tenues afin de les racourcir. A Londres c’est tout autre chose. Pourvues de tatouages sur les bras et parfois même sur les jambes, elles prennent l’initiative, vous happent dès votre arrivée en quête de vos moindres désirs. C’est le sens et le charme du business anglais. Détail piquant, certains jours, elles portent les fameux bas rouges de la maison, alors là, c’est vraiment une journée particulière. Mélodie irrésistible à laquelle le visiteur est obligé de résister car les hommes comme les femmes sont fascinés par ces robes, même si ce n’est pas pour les mêmes raisons. Malheureusement pas à la vente, une copine à moi est en train d’en faire une maladie. Ce qui se comprend car même les flamants roses en tombent amoureux. Vouloir plaire et plaire, c’est la dialectique qui occupe les rapports entre les deux sexes, probablement depuis toujours. Libérés, nous pouvons enfin goûter au fruit interdit ne serait-ce que du regard, sans culpabilité ni complexe. Il faut en profiter et tant pis pour les autres.







Photo Paul Laurens pour Palace Costes
Photo Paul Laurens pour Palace Costes
Photo Paul Laurens pour Palace Costes
Ann Demeulemeester, PE 2009
Alexander McQueen, AH 2009
Wolford, PE, 09
Chanel, PE 09
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